Le vin en canette, une nouvelle tendance chez les Millennials

Abonnez-vous maintenant sur Spotify - Deezer - Apple - Google

Si vous aimez cet Ă©pisode, n’hĂ©sitez pas Ă  le partager et Ă  vous abonner Ă  l’Ă©mission via votre plateforme de podcast prĂ©fĂ©rĂ©e. Vous pouvez Ă©galement laissez des Ă©toiles et commentaires sur Apple Podcasts pour soutenir l’Ă©mission. Thx !

“une fois qu’on tient une canette de vin en main, ça a un effet wĂŽw
 ça choque. Pour moi c’est un peu d’adrĂ©naline, c’est vraiment diffĂ©rent, ça fait toujours plaisir de tenir quelque chose de diffĂ©rent dans les mains. Et ça change un peu le positionnement, notre cerveau n’est plus dans les mĂȘmes schĂ©mas classiques du vin. Ça permet de percevoir la chose diffĂ©remment et de s’adapter Ă  de nouveaux moments de consommation. Ça transforme le moment de consommation et surtout ça l’étend, on n’est plus aussi limitĂ© qu’avec la bouteille.”

Miss Vicky Wine

LANCE TON PREMIER PODCAST EN UNE SEMAINE

GUIDE PRATIQUE (3 FORMATS) + BONUS + ACCÈS VIP AU SERVEUR DISCORD

Dans cet épisode, nous abordons le thÚme du vin en canette. La tendance a du mal à prendre en France mais elle est particuliÚrement appréciée des Anglo-saxons.

D’aprĂšs Anne-Victoire, fondatrice des “Vins de Vicky”, la canette n’est pas lĂ  pour remplacer la bouteille, mais apporte un mode de consommation en plus. Elle est bien adaptĂ©e aux vins frais et lĂ©gers qu’on ne destine pas Ă  la garde. Pour accompagner son vignoble dans une transition durable, Anne-Victoire nous parle de sa toute premiĂšre cuvĂ©e en canette. Un podcast signĂ© Studio Blackthorns. 🍇

Écouter l’Ă©pisode sur


Suivre Miss Vicky Wine

Retranscription

Je reçois aujourd’hui Anne-Victoire, aussi connue sous le nom de Vicky et sa marque Les Vins de Vicky. Salut, Vicky.

Salut !

Tu es nĂ©e Ă  Paris et tu vis actuellement Ă  Bordeaux, si mes recherches sont bonnes, afin de dĂ©velopper ta marque. Tu es Ă  l’initiative de nombreux projets dont nous allons parler dans ce podcast.

Peux-tu tout d’abord nous expliquer rapidement comment tu en es arrivĂ©e Ă  t’intĂ©resser Ă  l’univers vinicole ?

Je suis tombĂ©e dedans quand j’étais petite, un peu comme ObĂ©lix dans la potion ! Mes grands-parents avaient une propriĂ©tĂ© Ă  Fleurie dans le Beaujolais. Et mon pĂšre, aprĂšs avoir travaillĂ© dans l’édition, s’est reconverti en vigneron et il a repris les vignes du domaine. Ça fait presque 15 ans maintenant.

Moi Ă  l’époque, je devais avoir une vingtaine d’annĂ©es. J’ai eu un peu peur pour lui parce qu’il Ă©tait tout seul, puis c’était une reconversion donc ce n’était pas Ă©vident. Et donc j’ai dĂ©cidĂ© d’utiliser mes compĂ©tences qui Ă©taient que je parlais bien anglais, que j’étais mobile et je m’intĂ©ressais au marketing, pour l’aider Ă  vendre ses vins. Donc j’ai dĂ©veloppĂ© Les Vins de Vicky comme ça au tout dĂ©but.

J’ai vu que tu Ă©tais bien suivie sur les rĂ©seaux sociaux. Est-ce que le background de blogueuse a aidĂ© Ă  dĂ©velopper ta notoriĂ©tĂ© dans le monde du vin ?

Ouais, complĂštement. En fait, j’ai commencĂ© avec mon blog parce que je n’avais rien en fait. Je n’avais pas de diplĂŽme en Ɠnologie, en viticulture ou quoi que ce soit, j’avais un Master en psychologie.

AprĂšs mes Ă©tudes, c’était en 2008, il y a eu la crise financiĂšre, j’étais Ă  Londres. Et puis j’ai atterri chez Ogilvy, c’est une agence de communication amĂ©ricaine, au rayon digital, dĂ©partement 360, oĂč j’ai appris avant tout le monde en fait Ă  utiliser Twitter, Facebook. C’était MySpace Ă  l’époque pour le travail et donc j’ai vite
 Et j’écrivais en anglais.

J’ai ouvert mon blog Ă  cette Ă©poque, sur le vin, en anglais, et il y avait trĂšs peu de femmes françaises qui bloguaient sur le vin, en plus en anglais, je pense que j’étais la seule. Et j’étais assez jeune en plus et hyper dynamique. Et donc j’allais Ă  toutes les dĂ©gustations. C’était le dĂ©but de la sphĂšre des blogs, donc on Ă©tait assez populaires les blogueurs.

On Ă©tait encore peu nombreux, donc on Ă©tait assez solidaires il me semble, dans le vin en tout cas. Et puis ça m’a permis notamment sur Twitter de parler avec beaucoup d’AmĂ©ricains pour leur prĂ©senter mon vin, qui j’étais, etc., et des Anglais puisque j’aimais bien l’Angleterre, les États-Unis. Et puis comme ça, ça a Ă©tĂ© assez vite.

Maintenant, c’est beaucoup plus difficile, je pense, parce qu’il y a beaucoup plus de bruit sur les rĂ©seaux sociaux et pour se faire une place, c’est beaucoup plus compliquĂ©. Et puis il y a beaucoup plus de femmes dans le vin, beaucoup plus d’influenceuses on va dire. Ça m’a bien aidĂ©e au dĂ©but. Maintenant, c’est comme tout, si on arrĂȘte, on a beau parler aprĂšs, les gens ne sont plus habituĂ©s Ă  nous Ă©couter, donc il ne faut jamais lĂącher quoi.

Ouais, c’est un peu le principe et le problùme à ce niveau.

Il ne faut jamais lĂącher, ouais. Puis quand on commence Ă  grandir, Ă  avoir une famille, c’est plus difficile en gĂ©nĂ©ral.

Je comprends. En plus, il y en a de plus en plus des réseaux


Ouais, puis ça change tout le temps.

J’ai vu sur ton site internet, tu mentionnes que tu aides les vignerons Ă  mieux communiquer sur les mĂ©dias sociaux ?

Oui.

Est-ce que tu peux nous en dire plus là-dessus ?

Alors, je le fais un petit peu moins aujourd’hui. Mais les 10 premiĂšres annĂ©es, comme j’avais rĂ©ussi grĂące aux rĂ©seaux sociaux, je me suis dit que j’allais aider d’autres personnes Ă  le faire. Et donc j’ai fait un peu de conseil en one-to-one pour les vignerons ou les interprofessions, ou les syndicats mĂȘme. Aider pas forcĂ©ment les vignerons seuls, mais les groupements de vignerons Ă  aider leurs vignerons, et mĂȘme Ă  communiquer eux-mĂȘmes en mettant en place des stratĂ©gies digitales.

Et puis ensuite, Ă  peu prĂšs en mĂȘme temps, j’ai montĂ© les Vinocamps qui sont des Ă©vĂšnements gratuits de rĂ©seau, de networking, pour aider les acteurs de la filiĂšre, que ce soit c’est des vignerons, des communicants, des e-commerçants, enfin toute la filiĂšre, Ă  se rencontrer, Ă©changer et penser Ă  la maniĂšre de vendre et de parler du vin demain.

Donc on fait souvent l’état des lieux aujourd’hui, on remet en question les pratiques et on pense Ă  des maniĂšres de s’amĂ©liorer.

Et ça, c’est des Ă©vĂšnements qui s’appellent les Vinocamps. C’est issu des Barcamps, oĂč c’est des Ă©vĂšnements hyperparticipatifs. Alors maintenant comme ça a pas mal grandi et qu’on est assez nombreux, on a aussi la moitiĂ© de l’évĂšnement qui est en confĂ©rence et l’autre moitiĂ© qui est en workshop oĂč on Ă©change en ateliers.

OK, donc tu continues les ateliers, mais tu le fais un petit peu moins qu’avant ?

Je continue, mais comme on est trĂšs nombreux et qu’on peut ĂȘtre que 20-25 par atelier pour que ça marche vraiment, oĂč on crĂ©e des nouveaux formats pour intĂ©grer plus de monde et puis on fait des confĂ©rences classiques aussi.

D’accord, OK. Donc tu as toute une Ă©quipe autour de toi, notamment une communautĂ© Vicky wine et un jury. De ce que j’ai compris, les deux prennent part au choix des Ă©tiquettes des vins sĂ©lectionnĂ©s, c’est ça ?

VoilĂ . Alors, ça a un peu Ă©voluĂ© parce que je sors moins de produits qu’avant puisque j’ai un peu une base maintenant. Je change parfois d’étiquette, donc j’ai toujours les votes de la communautĂ© pour savoir quelle Ă©tiquette choisir.

Et lĂ , j’ai repris cette façon de fonctionner qui
 Enfin ça c’était assez moderne il y a 10 ans, mais maintenant la participation du public, on l’utilise quand mĂȘme beaucoup sur les rĂ©seaux sociaux, c’est quelque chose qui est devenu assez populaire.

Et pour ma canette, c’est ce que je suis en train de faire pour le packaging lĂ , pour dĂ©cider du packaging.

OK, trĂšs bien, on va en parler un peu plus tard. Du coup, tu as voulu te dĂ©marquer des Ă©tiquettes traditionnelles avec tes vins. Donc tu es partie sur un concept de silhouette pour quelques-uns de tes vins et un concept un petit peu plus typographique pour Fleurs des champs et Ô joie. Peux-tu nous expliquer ces choix ?

Alors au dĂ©but, j’avais mon blog. Et mon logo sur les rĂ©seaux sociaux, c’était ma silhouette. C’était une silhouette avec un verre de vin que j’avais rĂ©cupĂ©rĂ©e et finalement que j’ai adaptĂ©e.

Et donc quand j’ai commencĂ© Ă  sortir mes premiĂšres cuvĂ©es, je me sentais Ă  l’aise avec le logo que les gens connaissaient. Et spontanĂ©ment, je l’ai mis sur les Ă©tiquettes.

Avec le temps, cette silhouette m’a un peu plus encombrĂ©e, je ne sais pas trop quoi en faire parce que c’est quand mĂȘme trĂšs fĂ©minin, c’est un parti-pris quand mĂȘme. Et j’avais envie de changer, de faire quelque chose plus facile peut-ĂȘtre Ă  vendre



 qui touche tout le monde du coup ?

Qui touche plus de monde peut-ĂȘtre. Parce qu’en plus, avec le mouvement des femmes, enfin toute cette espĂšce de fĂ©minisme qui soulĂšve un peu la planĂšte en ce moment. Je suis une femme, je m’appelle Vicky, j’ai toujours Ă©tĂ© trĂšs fĂ©minine dans ma maniĂšre de communiquer spontanĂ©ment, mais je ne voulais pas forcĂ©ment ĂȘtre associĂ©e Ă  ce mouvement-lĂ .

Donc quand j’ai sorti mes derniĂšres cuvĂ©es cette annĂ©e, tout en gardant l’esprit de la marque, je suis sortie un peu de la silhouette pour quelque chose de trĂšs kraft, qui reste trĂšs kraft, trĂšs papier, trĂšs dĂ©coupage, trĂšs fait main que j’aime bien.

Pour se rapprocher de ce cĂŽtĂ© un peu artisanal des brasseries craft, peut-ĂȘtre mĂȘme des biĂšres non ?

Oui, non mais j’ai toujours aimĂ© les mots, dĂ©jĂ  j’écris. Et cette artiste qui m’a fait le dĂ©coupage, j’aime bien son travail. Et puis elle habite dans le Beaujolais, donc ça a Ă©tĂ© un peu une rencontre. Elle me suit depuis longtemps, elle vient toujours me voir Ă  mes stands aux salons. Donc c’était un peu une suite logique.

OK, trĂšs bien. Et j’ai vu que tu proposes Ă©galement sur ton site et tes rĂ©seaux des recettes culinaires. Est-ce que cet accord mets-vins est quelque chose d’insĂ©parable pour toi ?

Pas forcĂ©ment, je pense qu’on peut vraiment boire du vin sans manger et inversement. Moi je suis habituĂ©e Ă  boire un verre de vin avec mes repas parce que je pense que c’est une dĂ©formation professionnelle. On a Ă©normĂ©ment de vins Ă  la maison, donc on ne rĂ©flĂ©chit pas vraiment, c’est lĂ  quoi.

Mais c’est vrai que j’ai du mal Ă  prendre un repas sans cette espĂšce d’alchimie qui se passe entre le liquide et le solide. Et je trouve ça super intĂ©ressant parce que ça peut vraiment transformer un vin ou un mets quand ça marche. Quand c’est un accord fusion, c’est fou quoi. Je pense notamment au curry et au Sauternes, pour moi le curry et le Sauternes, c’est une rĂ©vĂ©lation.

Curry-Sauternes, OK, j’ai jamais essayĂ©.

Ouais, ça change le vin, ça change le plat, ça matche totalement. Donc oui, ça m’amuse. Au dĂ©but, j’étais Ă©tudiante, j’habitais seule, je n’aimais pas forcĂ©ment la cuisine, je sortais beaucoup. Et puis je pense qu’en grandissant, on a parfois une famille et on a
 Je suis passĂ©e de la ville Ă  la campagne. Quand on habite Ă  la campagne aussi, c’est une maniĂšre de passer le temps (Rire.)

On sort moins, on va moins au restaurant, donc forcĂ©ment la cuisine c’est devenu important, ouais.

Et d’un cĂŽtĂ© plus stratĂ©gique et stratĂ©gie digitale, est-ce que ça joue ce cĂŽtĂ© recettes ?

Je ne sais pas, je pense que la foodosphĂšre, donc toutes les communautĂ©s food sont beaucoup plus grandes que celles du vin. Donc c’est une maniĂšre de toucher d’autres personnes qui ne sont pas forcĂ©ment des spĂ©cialistes et qui ne boivent pas forcĂ©ment.

AprĂšs, dans mon cas, c’est plus une passion. Je ne le fais pas spĂ©cialement pour atteindre plus de monde, je le fais parce que je cuisine et j’en profite. J’aime bien faire de la photo quand j’ai le temps. J’aime bien partager mes recettes parce que je trouve que c’est assez sympa, c’est le cĂŽtĂ© sympa.

Mais en effet, je pense que stratĂ©giquement, pour les mots-clĂ©s et tout ça et pour toucher plus de monde, tout le cĂŽtĂ© gastronomie, ça peut marcher. AprĂšs, il y a encore plus de monde que dans le vin, donc pour percer, c’est quand mĂȘme compliquĂ©.

Ouais, c’est sĂ»r, surtout maintenant lĂ  en 2020 c’est super dur Ă  ce niveau-lĂ . On arrive maintenant au cƓur du sujet de ce podcast, Ă  savoir le vin en canette.

Tu as lancĂ© une campagne de financement trĂšs rĂ©cemment sur MiiMOSA pour un projet novateur de vin en canette. L’idĂ©e est de dĂ©velopper ton vin Ô joie dans ce conditionnement et d’inscrire le vignoble familial dans une transition durable. D’oĂč t’est venue cette idĂ©e ?

Je suis dans l’innovation grĂące Ă  mes Ă©vĂšnements Vinocamps et donc j’ai vu passer des choses, ça m’a interpellĂ©e.

Et puis j’ai organisĂ© un Vinocamp tournĂ© autour des nouveaux formats. L’intervenant principal nous a parlĂ© de la canette et a fait son apologie pendant une petite demi-heure. On avait amenĂ© des canettes Ă  cette occasion, donc j’ai pu goĂ»ter. Et c’est vrai que je pense qu’une fois qu’on tient une canette de vin en main, ça a un effet wĂŽw, un effet
 ça choque. Pour moi c’est un peu d’adrĂ©naline, c’est vraiment diffĂ©rent, ça fait toujours plaisir de tenir quelque chose de diffĂ©rent dans les mains. Et ça change un peu le positionnement, notre cerveau n’est plus dans les mĂȘmes schĂ©mas classiques du vin. Ça permet de percevoir la chose diffĂ©remment et de s’adapter Ă  de nouveaux moments de consommation.

Ça transforme le moment de consommation et surtout ça l’étend, on n’est plus aussi limitĂ© qu’avec la bouteille.

Et puis ensuite, il y a eu le confinement. Et pendant le confinement, on a vu passer tous ces articles sur la vente Ă  emporter, les restaurants qui ne pouvaient plus recevoir et qui faisaient des formules spĂ©ciales. Et ça m’a rappelĂ© qu’il y avait quand mĂȘme peu de ventes Ă  emporter qui intĂ©graient le vin. Parce que gĂ©nĂ©ralement quand on prend Ă  emporter, on prend pour une personne et on multiplie par quatre, par cinq si on a envie de prendre tous la mĂȘme chose. Mais l’unitĂ© c’est quand mĂȘme la personne et le vin ça ne se vend pas pour une personne, ou les sodas. Et donc il manque cette unitĂ© qui s’adapte Ă  cette vente Ă  emporter.

Alors Ă©videmment, ça c’est un Ă©lĂ©ment de la canette, ce n’est pas juste pour la vente Ă  emporter. Mais je pense que ce qui m’a dĂ©cidĂ©e Ă  la fin Ă  passer le pas et Ă  me dire : « aujourd’hui, les restaurants vont probablement garder cette offre et puis de toute façon avec Uber Eats et Deliveroo, il y a quand mĂȘme beaucoup de restaurateurs qui le font dĂ©jĂ , mĂȘme avant. Et on n’a pas forcĂ©ment envie d’acheter une bouteille de vin quand on s’achĂšte un burger ou un plat indien quoi, on a juste envie d’un verre. Et puis notre voisin de table, il va peut-ĂȘtre vouloir une biĂšre. Ça permet en fait qu’on ne soit pas tous en train de boire la mĂȘme chose.

OK, ouais, c’est sĂ»r que c’est intĂ©ressant.

C’est juste un des angles. AprĂšs, il y a tout ce qui est apĂ©ros extĂ©rieurs, repas solitaires quand on habite seul, voilĂ .

Et du coup, pourquoi avoir choisi MiiMOSA plutît qu’Ulule ou KissKissBankBank ?

J’ai beaucoup rĂ©flĂ©chi et on est en train de passer en bio lĂ  chez nous. Donc MiiMOSA, c’est quand mĂȘme le cĂŽtĂ© agriculture durable. On est quand mĂȘme dans le
 mĂȘme dans tout ce qui est alimentaire, donc on est
 c’est assez ciblĂ©.

Ensuite c’est français et la canette en France n’existe pas et je voulais parler aux Français. Pour plusieurs raisons, dĂ©jĂ  parce que je voudrais essayer de dĂ©velopper le marchĂ© en France, c’est un peu mon ambition.

Ensuite, envoyer des canettes dans le monde entier, c’est compliqué quand on
 Au niveau des calculs des contreparties pour les frais de port et tout ça, c’est compliquĂ©. Parce que quand on envoie une contrepartie aux États-Unis, ce n’est pas le mĂȘme prix que quand on l’envoie en Bretagne. Et donc c’était dĂ©jĂ  assez difficile de dĂ©finir les contreparties avec un juste prix. Si je devais en faire une par pays, c’était pas trĂšs adaptĂ©.

Et puis voilà, je sais pas si je regrette ou pas, mais c’est vrai que j’ai eu trùs trùs peu d’internationaux.

Parce que tu ne peux pas cibler quand mĂȘme que la France mĂȘme si tu es sur KissKissBankBank ou Ulule au final ?

Oui, tu peux, mais bon, MiiMOSA j’avais des contacts, je connaissais quelqu’un qui les connaissait. Ils ont quelques projets vins et biùres, donc ça m’a


Ça t’a confortĂ©e ?

C’est un peu une niche MiiMOSA et ça correspondait, j’ai pensĂ© Ă  mon audience. Et puis surtout, je voulais parler du dĂ©veloppement durable, donc ça correspondait pas mal, voilĂ .

OK, ça marche. Alors du coup, tu parles de diffĂ©rents avantages de la canette sur ta campagne, notamment un gain de poids et le cĂŽtĂ© Ă©cologique. Y a-t-il d’autres avantages Ă  mettre du vin en canette ?

C’est ce cĂŽtĂ© en fait qui n’existe en bouteille dont je parlais tout Ă  l’heure, c’est le cĂŽtĂ© petit volume : on peut acheter 25 centilitres de vin grĂące Ă  la canette.

Aujourd’hui, si vous allez chez un caviste ou en supermarchĂ© ou mĂȘme sur internet, vous ne trouvez pas ce format, ça n’existe pas en verre. Il existe la demi-bouteille, mais elle est trĂšs mal distribuĂ©e et il y en a trĂšs peu parce que c’est cher Ă  produire, les vignerons ne savent pas quoi en faire.

Ouais, pour moi vraiment le truc intĂ©ressant de la canette c’est le cĂŽtĂ© ouverture facile, qui se retrouve chez les scew cap, mais les scew cap ne sont pas populaires et de toute façon elles sont sur des bouteilles en verre.

Donc lĂ , c’est dĂ©complexĂ©, on peut le mettre en poche, on peut le mettre dans son sac Ă  main
 c’est un gain de place. Bon, moi j’habite dans une grande maison, mais par exemple pour les gens qui habitent en ville et qui n’ont pas de cave, il y en a Ă©normĂ©ment qui ne peuvent pas stocker de vin. Parce qu’ils peuvent mettre cinq ou six bouteilles dans leur cuisine, mais pas plus. Puis ils ont peur que ça s’abĂźme, etc., ils ne savent pas trop
 La canette, dans un placard ou dans un frigo, ça prend pas de place quoi.

Et le cĂŽtĂ© Ă©cologique ? L’opacitĂ© de la canette, etc., est-ce que ça joue sur la qualitĂ© du vin aussi ?

Je pense que la bouteille conserve bien le vin, le problĂšme c’est le goĂ»t de bouchon aprĂšs. La bouteille n’a pas vraiment Ă©normĂ©ment de dĂ©fauts. La canette, elle est garantie un an. La bouteille, c’est comme la canette, si on la conserve dans des conditions favorables, pas au chaud, dans un endroit adaptĂ© au vin, elle va se conserver plus longtemps que si on la garde en plein soleil. Donc c’est comme une bouteille de vin.

L’opacitĂ©, Ă©videmment, oui. Bon, lĂ  je suis sur du vin rouge. Donc si, sĂ»rement. Bon, aprĂšs il y a d’autres problĂšmes. Le vin et l’aluminium il peut y avoir des rĂ©actions. Donc sur l’aluminium, il y a un revĂȘtement spĂ©cial qui permet de protĂ©ger le vin, mais dans le temps on ne sait pas vraiment comment ce revĂȘtement peut s’altĂ©rer, ça va dĂ©pendre du profil du vin et de la conservation, mais du profil du vin, du taux de sulfites. Il parait qu’il y a des cĂ©pages qui sont plus ou moins sensibles et qui rĂ©agissent plus ou moins bien avec l’aluminium ou avec le revĂȘtement.

Donc je crois que mĂȘme si on a fait Ă©normĂ©ment de progrĂšs dans la canette. MĂȘme si les propriĂ©tĂ©s augmentent, enfin sont bien meilleures qu’avant, il y a encore des marges de progression qu’on va dĂ©couvrir dans le temps.

OK. Et aprĂšs, bien que le breuvage soit une canette, je suppose que comme la biĂšre c’est conseillĂ© de boire dans un verre et non pas directement Ă  la canette ?

Je pense que ça dĂ©pend du vin qui est dedans. Si c’est un prosecco c’est peut-ĂȘtre moins dĂ©rangeant. Je pense que plus le vin est alcoolisĂ©, plus il a besoin d’un verre, pour s’ouvrir.

Et de toute façon, comme la canette, le vin est inertĂ©, donc il n’y a pas d’oxygĂšne. Si vous le buvez directement Ă  la canette, vous n’allez pas l’aĂ©rer, donc vous pouvez avoir de la rĂ©duction, des arĂŽmes de rĂ©duction qui ne sont pas trĂšs agrĂ©ables. Et le fait de le verser dans le verre dĂ©jĂ  ça lui donne un coup de boost avec l’oxygĂšne, ça rĂ©vĂšle les arĂŽmes. Et lĂ  tout de suite, on a le nez, l’odorat qui va ajouter une dimension.

Donc pour moi, oui, mais c’est parce que je suis aussi une amatrice et que je suis trĂšs habituĂ©e aux beaux verres Ă  vin. Je crois que ça va vraiment dĂ©pendre de la personne.

Si le vin est rouge et en plus qu’il est type Napa ou Cîtes-du-rhîne, plus alcooleux, à mon avis il y aura plus besoin du verre.

C’est vrai que j’ai goĂ»tĂ© un vin, c’était un sparkling rosĂ© bubble gum, c’est un vin australien lĂ  que j’ai goĂ»tĂ© il y a deux jours et ça ressemblait quasi Ă  une hard seltzer, je sais pas si tu connais ce type de boisson, mais ça ressemblait Ă  ça et quasi Ă  une biĂšre, mais c’était du sparkling rosĂ©. Donc ouais, c’est vraiment intĂ©ressant ce qu’on peut faire maintenant, ce qu’on peut inventer. Ça reste du vin, mais c’est quand mĂȘme autre chose et c’est plus tendance, c’est peut-ĂȘtre plus pour les trentenaires ou 30-40 ans. Mais en tout cas, c’était vraiment intĂ©ressant, ouais.

Et puis ça se buvait trÚs trÚs bien direct à la canette en fait, sans le mettre dans un verre.

Mais les hard seltzer, c’est encore chose.

Ouais, c’est sĂ»r.

Malheureusement, je n’en fais pas, mais je crois que quand mĂȘme c’est plus facile Ă  vendre. Enfin, je pense que le vin, c’est encore trĂšs niche quoi. Le vin rouge en plus c’est encore trĂšs trĂšs niche, les gens ne sont pas habituĂ©s.

Et ce que j’aimerais dĂ©velopper dans la prochaine annĂ©e-lĂ , c’est pousser plus de vignerons artisans Ă  le faire pour que les gens comprennent que ce n’est pas forcĂ©ment du vin Bubble gum justement qu’on trouve dans une canette, mais qu’on peut trouver du vin de terroir, de petites productions, tout comme on trouve en bouteille. Et qu’on enlĂšve cette barriĂšre un peu genre « les vins en canettes, c’est des vins mainstream, pas chers, un peu bubble gum Â». C’est le problĂšme de l’image de la canette quand on veut vendre des vins d’artisan et pas du hard seltzer.

Parce que quand on veut vendre du hard seltzer, il n’y a pas de problĂšme, on est complĂštement dans l’image. Mais quand on veut vendre un Fleurie, un vin d’AOC comme moi, qui n’existe absolument pas en canette – il y a trĂšs trĂšs peu de vins d’AOC en canette – il y a tout un discours quand mĂȘme.

Il y a tout un discours, c’est certain. EspĂ©rons que les mentalitĂ©s Ă©voluent d’ici les annĂ©es Ă  venir. Nous touchons Ă  la fin de l’émission. Rappelons les coordonnĂ©es d’Anne-Victoire, donc c’est missvickywine.com pour le site internet. Miss Vicky Wine sur Facebook et Vicky wine sur Insta.

Place Ă  prĂ©sent Ă  la petite tradition pour conclure l’épisode, super ?

Potion !

A propos du podcast

À travers ce podcast, Ă  la fois fun et enrichissant, j’ai souhaitĂ© marquer mon empreinte d’expert dans le secteur de la boisson alcoolisĂ©e et non-alcoolisĂ©e en invitant des professionnels de l’industrie : brasseurs, distillateurs, vignerons, cavistes, journalistes. Mon but est d’apporter de l’inspiration Ă  ces acteurs de la filiĂšre Potions pour les aider Ă  sans cesse se renouveler. C’est ainsi qu’est nĂ© le podcast SUPER-POTIONℱ, une Ă©mission divertissante et empreinte de nostalgie pop-culture pour les annĂ©es 80-90.

Super-Potion, un Ă©lixir d’innovation pour sublimer toutes vos boissons ! đŸș

Ludovic

Brand Strategist & Podcaster

Ludovic est le fondateur de Studio Blackthorns, une agence créée en 2010 spécialisée dans le secteur de la boisson alcoolisée.

LANCE TON PREMIER PODCAST EN UNE SEMAINE

GUIDE PRATIQUE (3 FORMATS) + BONUS + ACCÈS VIP AU SERVEUR DISCORD